Fonds de tiroir et wagon isolé [Rolleiflex T/Ektar 100]

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Repartez de la dernière photographie de la série « Des pass et des grands espaces » qui présente les grands espaces américains et mon retour à Los Angeles… Le poste d’aiguillage d’Hobart s’élève au milieu des voies. Entre ses quatre murs, il ne reste rien. Le matériel est parti depuis longtemps et l’électronique d’un grand poste de commande a remplacé ses antiques leviers pour faire évoluer les wagons sur le faisceau du « Commerce ».

Situé entre les quartiers d’Hobart et de Bandini, le secteur de Commerce est quadrillé de petites et moyennes entreprises. Toutes, ou presque, sont desservies par le rail au moyen d’un immense réseau ramifié. Ça et là, un ou deux wagons sont calés sur des voies de débord aux traverses défoncées ; c’est la marque du « wagon isolé ». Ce système permet aux « petites boites » d’expédier un ou deux wagons par semaine et de profiter de la puissance et du réseau des grandes entreprises ferroviaires pour expédier leurs marchandises loin de la Californie. Ce principe qui n’a plus la cote en France – pour des raisons bassement politiques – est encore vigoureux chez l’Oncle Sam et fait partie des grandes activités de l’UP et du BNSF. Derrière l’aspect usagé des installations se cache la vitalité de l’industrie américaine. Car une fois chaque wagon sorti des fonds de tiroirs et mis bout à bout, ils forment des « manifest » bien plus longs et lourds que les « trains complets » de chez nous.

Arrivé sur place en fin de journée, je n’ai pu voir qu’une seule évolution. l’UM de loc’ de manœuvre était garée, il me restait l’ambiance. Celle là même qu’on imagine quand on vient aux USA pour faire des photos dans les zones industrielles… Le Rolleiflex était chargé, il suffisait d’y aller…

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Je ne suis pas un grand pratiquant du négatif couleur. Bien souvent parce que je trouve les couleurs rendues trop « typées » pour le style de photos que je réalise. Je concède pourtant à des films comme l’Ektar 100 de vraies qualités, particulièrement en matière de rendu des contrastes. Cette capacité à conserver du détail tant dans les « noirs » que dans les « blancs », je ne l’aurais pas avec la Provia 100. De fait, c’est une péloche excellente pour rendre les fins de journées et les couchers de soleil tout en gardant plein de détails et de textures dans les avant-plans. JE trouve les couleurs rendues par l’Ektar plus intéressantes que celles rendues par la Portra, plus « crème » que j’ai du mal à gérer.
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Et si vous voulez retourner aux grands espaces, c’est par là : Grands pass et grands espaces

 

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