Le métro de Minsk

Photographiquement, mon premier contact avec la Biélorussie fut mon entrée dans le métro de Minsk. Après un long et intimidant trajet en bus depuis l’aéroport, je me suis arrêté à l’entrée de l’agglomération pour changer de mode de transport. Alors que le bus continuait vers la gare, le métro me permettait de rallier directement le quartier où était située mon auberge de jeunesse pour les trois jours à venir. L’entrée se repère facilement : un grand symbole M trône au dessus d’une volée d’escaliers rendue glissante par la neige. Elle donne accès à une galerie souterraine où se trouvent des commerces de proximité et les caisses du Мінскі мэтрапалітэн « Minski metrapaliten ». Lâche que je suis, je me suis replié sur les caisses automatiques au lieu de tenter de discuter avec une guichetière pour acheter un titre de transport. L’écran me propose d’acheter des jetons, ce sont eux que l’on insère dans le tourniquet pour descendre en station. La machine ne vous demande pas le nombre que vous en voulez, elle crache en piécettes roses l’équivalent de la somme insérée. C’est donc avec stupeur qu’en croyant demander 4 jetons, il m’en tombe 15… Je vais pouvoir le prendre, le métro !!!

Le « metrapaliten » fut construit sous l’URSS à la fin des années 70 et ouvert en 1984. Depuis les travaux ont continué de se succéder pour agrandir la première ligne et en construire une seconde. Contrairement au métro de Kiev ou de Moscou par exemple, le réseau n’est pas enterré profondément dans le sol. Les larges stations sont construites sur le modèle du quai central unique duquel on emprunte les métros dans un sens ou dans l’autre. Mieux vaut savoir lire le cyrillique pour ne pas se gourer de direction. Les stations sont « à la soviétique » : de véritables cathédrales souterraines serties de bas-reliefs à la gloire du régime et du peuple. Une valorisation qui trouve son climax sur le quai de la station Lenina (la station de Lénine !) où trône un monument composé d’un grand marteau et d’une faucille semblant flotter au dessus d’une couronne de lauriers… Si ça vous donne pas envie de chanter l’internationale, ça !

Les rames sont alimentées par troisième rail et la voie large « russe » permet de construire des véhicules plutôt capacitaires. La fréquence en heure de pointe frôle les deux minutes : un joli score, de même que l’exploitation de 5h30 à 1h du matin. Aujourd’hui, des lignes 3 et 4 sont à l’étude ou en construction. Voici donc une série du Minsk souterrain ! Les photos furent prises en une traite à l’aide de la Provia 400X poussée à 800. Malheureusement, l’éclairage artificiel a rendu les photos presque inexploitables en raison des dérives colorimétriques ingérables, je vous propose donc une vision monochromatique de ce lieux unique 😉

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La biélorussie ? C’est pas courant, et les trains biélorusses sont là : L’hiver biélorusse

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