Schaerbeek : Une Provia 100 poussée à 400

La gare de Schaerbeek est située en banlieue de Bruxelles. Cet établissement voit passer l’essentiel des circulations en provenance de la capitale belge vers le Nord et l’Est du pays. J’ai profité d’une paire d’heure à la suite d’une journée de formation organisée par mon entreprise pour m’y rendre. La gare a conservé son cachet avec un son joli BV, ses abris en fer forgé et ses quais bas. Il ne manquait plus qu’un bon ciel d’hiver pour donner au lieu une dimension authentique et glauque. J’avais tout de même un problème épineux à régler : avec le peu de lumière dont je disposais, il devenait difficile de faire d’utiliser la Provia 100F à sa sensibilité nominale. J’ai donc « poussé » le film.

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Un peu de technique :

En photographie argentique, on parle d’un film « poussé » lorsqu’il est exposé à une sensibilité supérieure à celle prévue par le fabriquant. Par exemple un film prévu pour 400 isos dont on va se servir comme s’il était de 800 isos. En réalité, le film n’est pas devenu plus sensible « par magie », il sera développé plus longuement dans le révélateur. Ainsi, on fera apparaître des éléments qui seraient trop sombres si le film avait été développé pour sa sensibilité nominale.

Cette pratique permet de gagner en flexibilité au moment de la prise de vue. Pour ma série à Schearbreek, j’avais besoin de passer de 100 à 400 ISO. J’ai pu réaliser mes photos autour du 1/30ième avec ce sursaut de sensibilité et pas au 1/8ième comme auraient du l’être les photos sur un film exploité à 100ISO. J’ai annoté la pellicule terminée pour prévenir le labo de son exposition particulière. Il a alors allongé le temps de développement pour compenser mon augmentation de vitesse.

Bien entendu, cette opération a des conséquences sur la « propreté » du résultat obtenu : le grain du film augmente de même que le contraste. Les parties claires de l’image « crament » plus vite et les tons sombres « bouchent » également plus vite. Il faut donc utiliser cette technique avec parcimonie. Il semble tout de même faire consensus chez les amateurs qu’un film poussé au double de sa sensibilité nominale continue de donner d’excellents résultats, y compris sur un film inversible comme la Provia, plus complexe à exploiter qu’un négatif. Le quadruplement de la sensibilité peut commencer à donner des résultats moins qualitatifs selon l’usage.

J’ai voulu dériver du sujet des photos poussées pour parler des « stops » mas ça fera partie d’un autre épisode… Pour l’instant, la nuit tombe peu à peu sur Schaerbeek…

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Pour plus d’infos sur la façon de pousser la Provia 100F, un lien vers le forum de Galerie-photo particulièrement instructif : http://www.galerie-photo.info/forumgp/read.php?3,794,990

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